Yoga Vinyasa

Mon stage de yoga vinyasa avec Cécile Doherty-Bigara – Jour 2

10h

Nouvelle pratique de Yoga Vinyasa. Nous allons travailler sur le cœur. Les postures s’enchainent donc pour nous faire ouvrir le haut du corps. Une sorte de mémoire posturale s’active, tout est plus facile, j’entre rapidement dans le flux. Même si les pensées sont toujours là, elles ne s’accrochent pas, elles défilent seulement, tandis que le souffle et le corps se synchronisent.

Tout le travail que nous faisons nous amène à la posture de la roue (Chakrasana), Cécile, avec l’aide de la gracieuse et très souple Maud, nous montre.
Gloups ! Avec mon corps, cela ne me semble juste pas possible.
Nous travaillons en binôme avec un autre stagiaire, elle nous explique comment lui soutenir le haut du dos et l’aider ainsi à se glisser dans la posture.

Comme hier, certains y arrivent facilement, d’autres pas du tout.
Viens mon tour, je pars perdante, mais plein d’espoir, sait-on jamais… le corps… surprise… ressource… toussa, toussa.
J’essaie une première fois, impossible. J’y vais en force, sans avoir intégré mentalement la posture. Mon mental bloque. Je ne parviens pas à mettre mes mains à plat, impossible donc de me soulever.
Deuxième fois, c’est mieux mais ce n’est toujours pas ça, je suis tout en force et en déséquilibre.
Troisième fois, en mode bourrine : je veux y arriver ! Résultat je me suis tordue le poignet droit !
J’ai oublié l’un des premiers conseils de notre enseignante, mettre l’égo de côté et écouter son corps. S’il ne va pas dans une posture, on n’insiste pas.

Le lendemain je suis allée voir Cécile, pour lui demander de me remontrer la posture. En fait mes mains ne peuvent pas se mettre à plat, je n’ai pas l’extension suffisante aux niveaux des triceps, des épaules pour toucher le sol les mains à plat. Ce n’est pas une question de bon ou mauvais placement, mon corps, pour l’instant, ne peut pas faire la posture de la roue.
Cécile va chercher deux briques et les placent sous mes mains, mes bras ont donc moins de chemin à parcourir pour trouver le sol et là magie, mes mains se posent bien à plat.
Ça me suffit. Mon corps est froid je n’ai pas envie de réessayer cette posture, j’ai peur de me faire de nouveau mal, mais mon esprit a enregistré un chemin pour y parvenir et mon corps a senti que c’était possible.
J’y reviendrais… Quand je serai prête.

Ahimsa. Non-violence. En premier lieu envers soi.
La pratique se termine par une merveilleuse relaxation. Je remercie mon corps d’avoir supporté une stupide poussée d’égo.

16H30-17H15
Cécile, thérapeute ayurvédique, nous expose les grands principes de l’Ayurveda et nous donne quelques conseils pour prendre soin de nous, de notre santé, optimiser nos journées en fonction de nos rythmes.
Le conseil phare ? Boire un ou deux verres d’eau chaude (pas tiède ni brûlant) à jeun le matin, rien de tel pour faciliter le transit (redoutablement efficace).
Vous ne connaissez rien à l’Ayurveda, avant tout vous devez connaître votre dosha êtes vous Pitta, Vata ou Kapha ?
Si vous souhaitez découvrir en détail cette médecine millénaire, le blog de Cécile, www.lepalaissavant.fr, est une mine d’or.

Cécile Doherty Bigara Ayurveda

17h30-19h30
Quand Cécile nous a parlé de la séance de Yin Yoga que nous devions faire l’après-midi, je me souviens m’être dit « yin » c’est le côté féminin, ça sonne doux, ça va être être cool, après 2h de Vinyasa ce matin, un peu de yoga détente ça ne fera pas de mal. Je me souvenais de photos sur « Happinez » où les postures avaient l’air apaisantes et apaisées, très dans la détente.
Quand elle a ajouté « nous resterons sur le tapis », c’est à dire pas de postures debout, mon corps a poussé un ouf de soulagement.

Sereine. Confiante. Naïve.

Première posture, Cécile s’assoit. Simplement. Je me souviens m’être dit, ah ouais, c’est vraiment cool !
Jusqu’à ce que je l’imite et ne parvienne pas à me maintenir plus de quelques instants… Impossible ! Douleur !
Souvent perchée sur des talons, mes pieds ont pris une certaine cambrure, à changer si radicalement leur positionnement, mes orteils se sont rebiffés.
Douloureusement rebiffés. Hop, égo-fierté à la poubelle et je me mets dans la posture de l’enfant (Balasana).

Cécile Doherty Bigara Yoga Vinyasa

Posture de l'enfant Balasana

Posture de l’enfant (Balasana)

Suivent deux heures de postures que l’on tient longtemps… longtemps… parfois très longtemps… En réalité nous les tenons de 2 à 5 minutes, mais certaines, inconfortables, semblent durer une éternité.
Posture de l’angle assis (upavistha konasana), pour la première fois depuis que je pratique le yoga (4 ans), le haut de mon corps qui, ne descend JAMAIS, commence, respiration après respiration, à s’incliner. Incroyable. Magique. C’est fou ce que le corps peut faire quand on lui « parle » gentiment, quand on le laisse faire, aller là où il le souhaite…

J’ai adoré le yin yoga. Il m’a permis de ressentir d’une manière extraordinairement profonde mon corps et la posture. Contrairement à ce que je pensais au début de la pratique, le Yin Yoga n’est pas statique, le mouvement est doux mais il est bien là, les petites digues de nos muscles, lâchent peu à peu.
Comme toujours chacun arrive à ses limites mais paisiblement, sereinement et le corps non pas immobile, bien au contraire, se dévoile et se déploie dans toute son élasticité, en toute liberté.

RDV pour la suite et la fin du stage avec Ccéle Doherty-Bigara vendredi 13 (brrrrrrr) mai !
débuter le yoga

Il faut imiter la source qui ne se tarit pas et non pas l’averse qui inonde la montagne
(Proverbe chinois)

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