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Mon stage de yoga vinyasa avec Cécile Doherty-Bigara – Jour 3

Yoga Vinyasa Cécile Doherty Bigara

Dimanche. 6h15. Yoga Vinyasa. Gloups.
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, miracle morning…
Hmmmmmmm… Ouais c’est ça…

6h30 : je m’extirpe du lit
6h40 : débarbouillage
6h55 : verre d’eau chaude cher à l’ayurveda (pour le transit)
6h58 : déboulage à bout de souffle dans la salle de pratique (ouf je ne suis pas la dernière…)
7h00 : Assise en tailleur, je me rends compte que j’ai gardé mon bas de pyjama…

7h01– Pâté intersidéral. Corps raidi par le froid.
C’est super de se lever avec le soleil, si le vent glacial ne soufflait pas si fort, j’entendrais les mignons petits oiseaux chanter…
Je me rémémore quelques images de « Kung Fu » et « Petit scarabée » sur la volonté, la force psychologique, le domptage du corps par le mental…

Kung fu yoga
Mais en fait, non… pas envie, d’être forte, d’avoir de la volonté, d’améliorer mon yoga,…
Là tout de suite, je m’en fiche… Juste envie d’aller petit-déjeuner de grosses tartines pleines de vilain gluten et de me recoucher le chauffage à fond, en mode larve heureuse.
Mais non, je reste.
Cécile nous propose de nous « chauffer » avec Kapalabhati, une respiration qui fait monter le feu, qui réchauffe. Incroyablement efficace, je retrouve, une température interne de quasiment 37°.
On commence par des salutations au soleil, histoire de dérouiller le corps. Habituellement je touche le sol avec les doigts, mais là mes mains s’arrêtent au niveau des tibias, j’ai l’impression d’avoir un corps de pierre, j’ai tout perdu…
Régression. Découragement.

Salutation au soleil yoga

Salutation au soleil (Surya namaskar)

Puis les postures s’enchainent, les pensées se bousculent (pas envie, froid, sommeil), on monte en puissance et je sens mon corps courbatu me donner des signaux de saturation, mes jambes tremblent, 2/3 respirations me semblent une éternité.
Mon mental me dit que « y’en a marre, c’est bon là, tu t’aies prouvé que tu pouvais le faire mais maintenant « tout le monde » (corps-esprit) est fatigué et faudrait voir à lâcher un peu l’affaire… ».
Et soudain, sous l’impact doux et lancinant de la voix de Cécile, « tout le monde » se tait. Silence radio interne. Trop bien. Peu à peu je me cale sur la respiration ujjayi et j’entre dans le flux, le flow. Une douce symphonie silencieuse intérieure s’installe, la magie du yoga Vinyasa opère.

Le moment présent est simplement parfait

Toute la séance aboutit pour la posture de l’équilibre sur les mains, Adho Mukha Vrksasana. Les postures inversées sur les mains ou la tête sont très anxiogènes pour moi. Jusqu’à ce que je fasse de l’ashtanga et que les pompes yogiques développent une certaine force, j’avais du jus de navet dans les bras et les épaules. Même si ma force s’est accrue, même si je sais que c’est une question d’équilibre et pas de puissance, mon cœur, à l’idée de cette posture, fait un battement sur 2.
Gros flip… Je me raisonne, me rassure car nous sommes toujours en binôme, l’autre étant là pour nous maintenir le bassin, stabiliser la posture…
Mais quand même… c’est psychologique.
Bon je me lance, respiration suspendue. Incroyable sensation. Ça tient. Pas seule, mon binôme me maintient mais la verticalité donne une incroyable sensation de puissance, d’équilibre, d’un autre point de vue. C’est donc possible.  Le mental a lâché, même si la posture est « aidée », je la sens, avec du travail, à ma portée. Technique oui, mais avant tout confiance. Dépasser mes limites, mes petites limites, mais sortir une fois sortir de ma zone de confort me procure une bouffée d’euphorie.
Tout à mon stress, je n’ai pas regardé les autres mais soudain j’entends une jeune femme paniquer, pleurer un peu. Elle ne s’est pas fait mal du tout, impossible, les postures sont très assurées, mais la tête en bas est insécurisant pour certains (dont moi), très stressant. Ne pas avoir les pieds sur terre n’est pas anodin et nous avons tellement travaillé sur le corps, fait « lâcher » des tensions que l’émotion remonte facilement à la surface, tout le monde est, non pas à fleur de peau, mais très sensible. C’est ça aussi le le yoga, se défaire de certaines cuirasses, certaines limites physiques et psychologiques très encombrantes.

La pratique se termine. Heureux, détendus, sereins et affamés !

 

 

Merveilleuse prof, merveilleux enseignement, merveilleuses rencontres coeur à coeur. Un stage inoubliable !

 

débuter le yoga

Croyez en vous-même et en tout ce que vous êtes…
Sachez qu’il y a quelque chose à l’intérieur de vous qui est plus grand que n’importe quel obstacle

Christian Larson

 

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