Ma vie de sportive (humm…) avant le yoga

Je n’ai jamais fait de sport, volontairement du moins.

Mes premiers traumatismes premières expériences  furent celles du collège et du lycée :
– courir autour d’un stade pendant 40 minutes 5 minutes au bord de l’apoplexie, avec un point de côté
– la piscine glacée à 8h du mat, avec l’instrument de torture qu’était le bonnet (je dois entrer ma tête ET mes cheveux là-dedans ?)
– grimper à la corde ? L’humiliation suprême ! A part d’être la fille de Spiderman, je n’ai jamais compris comment il était possible de se hisser…

Les seuls domaines où je me débrouillais étaient ceux qui demandaient de la performance/de l’intensité sur une très très très courte période et peu de foncier physique : volley-ball, course 100 mètres, javelot, sauts en hauteur ou longueur… Breeeef, le sport je détestais et il me le rendait bien !

A 23 ans j’ai découvert ce curieux eden qu’est sensée être une salle de sport : le sésame pour avoir un beau corps.
Je n’avais qu’une hâte quand j’entrais dans la salle, c’était d’en sortir : musculation, cardio-training, abdo-fessiers avec les filles qui vous regardent d’un air supérieur quand vous lâchez au bout de 10 mouvements avec l’impression d’avoir un poignard dans le creux de la fesse, alors qu’elles continuent (pétasses), paisiblement à monter et descendre leur jambe tendue, à hauteur de leur nez comme si de rien n’était.
Je faisais aussi beaucoup de cours-tomate : step, LIA, bike, body-combat, body-attack, zumba, sh’bam où je finissais rouge comme une tomate, à la limite de la crise d’asthme, les profs venant souvent me demander si ça allait, craignant que je ne tombe raide morte en plein milieu de leur cours, mais je m’étais défoulée et amusée.

Pendant 20 ans j’ai été très constante dans ma non-fréquentation des salles de sport, où je m’inscrivais à l’année :
Septembre-octobre : 5 fois/semaine (motivée, motivée)
Novembre : 1 fois/semaine (faut faire les repérages de Noël)
Décembre : … (ben c’est Noël, non ?)
Janvier : 1 fois/semaine (dur de reprendre)
Février : 1 fois/semaine (y’a le ski, ça compte)
Mars-Avril : 5 fois/semaine (le maillot arrive)
Mai : … (ben ya les ponts, l’été arrive…)
Juin-Juillet-Août : … (c’est l’été, faut relâcher la pression, on transpire trop, on s’en fout, c’est les vacances…)
Septembre : Punaise c’est plus possible là !!! faut que je me remette au sport et me réinscrive à l’année, motivée, motivée…

débuter le yoga

Même si mon irrégularité ne donnait pas les résultats escomptés sur ma silhouette, d’une nature plutôt agitée-sanguine dynamique, ces cours très cardios me défoulaient, m’épuisaient physiquement, me faisaient du bien sur le moment.
Et puis un jour, la vie, avec ses hauts et ses bas, m’a poussée à me demander si le tourbillon de l’action était vraiment bon pour moi, si plutôt que me défouler, je n’avais pas plutôt besoin de me calmer, d’arrêter de m’agiter dans tous les sens, en mode diable de Tasmanie.

J’aspirais à un « autre chose » sans vraiment savoir ce que recouvrait cette « autre chose », simplement une envie de zen, de sérénité qui soit durable, qui devienne ma nature.
C’est ainsi qu’en 2012, j’ai emprunté le chemin du yoga…

 

découvrir le yoga

Celui qui suit la foule n’ira jamais plus loin que la foule qu’il suit.
Celui qui marche seul peut parfois atteindre des lieux que personne n’a jamais atteint.
Albert Einstein

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